Archives de catégorie : Sportifs

tendinites : attention aux idées reçues !

La prise en charge des tendinites ou tendinopathies est souvent complexe.

En effet, les causes  associent fréquemment plusieurs facteurs de risques, comme le geste sportif, la charge d’entrainement, le matériel, l’hygiène de vie, etc…

 

De nombreuses croyances sont véhiculées autour de ces tendinites, telles le repos complet. Or, la recherche scientifique a démontré au contraire qu’il faut laisser son tendon en activité.

J’ai récemment lu une excellente infographie sur :

« ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on a une tendinopathie ».

Ces conseils ont été traduits par le site web https://physiosportetperformance.org, qui s’est appuyé sur le travail du Professeur Jill COOK, spécialiste mondiale sur les tendinites.

Les protocoles de traitement doivent être bien établis à l’avance, et surtout suivis, car l’évolution est souvent lente et complexe.

Les exercices proposés peuvent s’additionner d’ondes de choc, ce afin de diminuer le seuil douloureux.

Dans tous les cas, consultez un spécialiste : kinésithérapeute du sport, médecin du sport, pour la prise en charge de votre tendinite, afin de mettre en place un protocole de traitement adapté à VOTRE problématique.

 

Pour vous proteger du risque de cancer : faites du sport

L’activité physique a une action bénéfique reconnue sur le cancer du sein chez la femme.

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En effet, elle agit tout d’abord en prévention primaire, c’est à dire qu’elle prévient le risque de développer un cancer du sein.

L’activité physique a aussi un rôle important en soin d’accompagnement au cours du traitement chimiothérapique, sur la qualité de vie, la fatigue, l’estime de soi et la dépression.

Enfin, elle a également un impact en prévention tertiaire sur la survie et le risque de récidive de cancer du sein.

Ces effets se retrouvent dans toutes les populations, à tout âge, et surtout avec une relation dose-réponse, c’est à dire que plus l’activité physique est importante, plus la réduction du risque est élevée.

Les mécanismes d’action de l’activité physique sur le cancer du sein se situent à différents niveaux. Premièrement, l’action se situe au niveau des hormones sexuelles, principalement des oestrogènes.

Deuxièmement, nous retrouvons aussi une action de l’exercice physique sur les taux d’insuline et des hormones de croissance, particulièrement l’IGF-1 et l’IGFB-3.

Enfin, un effet sur le système immunitaire est relevé, en agissant sur les mécanismes de défense cellulaires et humoraux.

On observe aussi une baisse du risque de cancer du colon et de la prostate chez les personnes pratiquant de l’exercice physique.

Il n’y a pas encore d’études significativement fiables sur d’autres types de cancer, mais il est porbable qu’on retrouve également ces résultats.

Au vu des effets et des mécanismes de l’activité physique sur les cancers, il apparait nécessaire de trouver des stratégies permettant de favoriser l’exercice physique.

Parlez en à votre kinésithérapeute ou votre ostéopathe, afin de définir ensemble un programme adapté.

ostéopathie du sport : intérêt d’un suivi régulier

Le sport, pratiqué régulièrement, est très bénéfique pour la santé (voir article sur les bienfaits de l’activité sportive).

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Il soumet également le corps à de nombreuses contraintes :

exercices musculaires, chocs, sauts, parfois traumatismes, contraintes articulaires.

Ceci peut se répercuter :

– sur les muscles et les tendons : courbatures, élongation, déchirure, claquage musculaire, tendinites

– sur les articulations : entorses avec élongations ou déchirures ligamentaires, problèmes de ménisque, pathologies discales, sciatiques

Toutes ces douleurs et blessures altèrent la performance globale dans notre pratique du sport.

 

L’ostéopathie permet de réguler ces désagréments, elle intervient :

– en prévention et suivi longitudinal : Cela permet de prévenir la blessure, d’améliorer la technique sportive et donc nos performances aussi bien en loisir qu’en compétition

Chez un sportif occasionnel, 2 ou 3 séances par an semblent suffisantes. Chez quelqu’un pratiquant son sport de façon intense, 10h par semaine ou plus, un suivi à raison d’1 séance par trimestre est recommandé.

 

– en récupération, après la pratique de votre sport : que ce soit après un entrainement un peu poussé, ou une compétition comme un marathon, l’ostéopathe répare vos tissus abimés et permet une reprise rapide et sans risque du sport.

Sport et exercice physique : un besoin… vital !

 

De nombreux concitoyens, et de plus en plus, sont sédentaires.

En effet, de par nos modes de vie actuels, au travail, à la maison, nous ne bougeons pas assez !

Et pourtant, l’activité physique a de nombreux bénéfices. On observe une diminution des décès prématuré chez les personnes pratiquant de l’exercice physique quels que soient l’âge et la cause de décès.

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La pratique régulière d’un sport est bénéfique dans de nombreux domaines :

sur les maladies cardio-vasculaires : l’activité physique est fortement et inversement associée avec le risque d’infarctus du myocarde (voir lien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12010905). Ce qui est interressant est que l’activité n’a pas besoin d’etre intense pour un effet bénéfique.En revanche, la régularité de la pratique est probablement plus importante que l’intensité avec laquelle elle est réalisée.

– sur les problèmes respiratoires : BPCO, asthme, mucoviscidose

– sur les cancers : de nombreuses études montrent un impact bénéfique de l’exercice physique sur les cancers du colon et du sein (lien) :

  • en prévention : les personnes pratiquent de l’exercice développent moins de cancers

  • en phase de chimiothérapie : moins de fatigue, d’effets secondaires

  • en phase de rémission : moins de récidive et survie plus longue

– sur la prise de poids et l’obésité (lien) : la pratique d’activité physique attenue la prise de poids au cours de la vie

– sur le diabète : diminution de l’apparition du diabète de type 2 (lien)

– sur le vieillissement global : l’activité physique régulière réduit certains processus de dégradation liés à l’age, ainsi que les capacités fonctionnelles des personnes âgées : endurance, capital musculaire et osseux (ostéoporose), équilibre.

– effets psychologiques :  diminution du stress et de l’anxiété, amélioration du bien-être émotionnel, du bien-être physique, de la qualité de vie et la perception de soi.

Il y a de plus une relation dose/réponse c’est à dire que les pathologies liées à l’immobilité sont inversement proportionnelles à la quantité d’exercice physique. Autrement dit, plus on fait de sport, moins on est malade !

En outre, la pratique d’une quantité au moins modérée d’activité physique s’accompagne déjà d’un bénéfice substantiel sur la santé.

La pratique d’une activité modérée (au moins 3 heures par semaine) ou d’une activité intense (au moins 20 minutes trois fois par semaine) diminue ainsi de 30 % le risque de mortalité prématurée.

En conclusion, pas besoin d’etre un sportif de haut niveau pour avoir un impact bénéfique sur votre santé, soyez surtout régulier !

La course à pied, une activité saine ?

Un reportage a récemment été diffusé sur Arte : l’homme est il fait pour courir ?

 

C est une question que se posent souvent mes patients : ils souhaitent effectuer une activité physique et éventuellement courir et se posent la question : est-ce bon ou mauvais pour les articulations et cela crée-t-il des douleurs de dos ?

La réponse que je leur donne le plus souvent est qu’il est préférable de courir, de bouger que de ne rien faire (sauf pathologie aiguë ou spécifique).

Ce reportage montre que l’homme court depuis la nuit des temps. Une de nos grandes qualités est d’ailleurs l’endurance. En effet pour chasser dans la savane en Afrique, la stratégie employée consistait à fatiguer les animaux pour les attraper, puisqu’ils courraient plus rapidement. Le principe était de surchauffer la température corporelle des animaux qui ont un système de refroidissement bien moins performant que le notre (nous suons alors que les animaux se refroidissent uniquement par la bouche). Après plusieurs heures de course poursuite, l’animal se rendait sans combattre.
Moralité, grâce à la course à pied, nous pouvions manger à notre faim. L’homme a donc une capacité physique qui a toujours été conçue pour permettre le déplacement rapide en courant.

Le running a de nombreux bénéfices comme on a pu le voir dans un précédent post : cardio-vasculaire, diabète, musculaire et articulaire, régulation du stress, amélioration de l’estime de soi, sommeil.

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Bien sûr, comme dans tous les domaines, il convient d’être bien encadré, bien équipé (surtout le chaussage) et de ne pas en abuser en excès.
Si vous n’avez pas l’habitude de courir, allez-y progressivement : commencez par 20minutes 2 fois par semaine, à un rythme où vous devez pouvoir parler à quelqu’un, puis augmentez de 5 minutes toutes les semaines jusqu’à arriver à 45 minutes voire 1h, sans courbatures le lendemain.
Pensez également bien à vous étirer après un petit échauffement, puis à la fin de l’exercice.
Un rythme bi-hébdomadaire de 2x45minutes est tout à fait satisfaisant et bénéfique pour le corps.