Archives de catégorie : Psycho

Comprendre la douleur pour mieux la gérer

Comme quasiment tous les patients qui viennent consulter un kinésithérapeute ou un ostéopathe, vous avez une douleur, vous avez mal !

La douleur lorsqu’elle est aiguë, ne dure en général pas très longtemps. Elle dure souvent moins de 3 semaines, et est souvent liée à un problème plutôt mécanique.

Lorsque la douleur dure, au delà de 3 mois, on considère qu’elle devient chronique. Cette douleur est souvent déroutante et on a du mal à savoir quand et pourquoi elle survient. Plus la douleur dure dans le temps, moins elle est corrélée à un problème mécanique, mais à d’autre facteurs que nous allons voir après.

 

Depuis quelques années maintenant, avec l’apport des neuro-sciences, on comprend mieux les mecanismes régissant la douleur. La première chose importante à retenir, c’est que quelle que soit la douleur, aigue ou chronique, c’est le cerveau qui gère.

Lorsque une lésion tissulaire survient dans un muscle, une articulation par exemple, un recepteur appelé nocicépteur envoie un message d’alarme au système nerveux central. Et c’est le cerveau qui va définir le message douloureux à renvoyer à la zone concernée.

Ce qui est interressant à comprendre, c’est que le cerveau va moduler sa réponse. Pas seulement en fonction de l’importance de la lésion mécanique, mais aussi d’autres facteurs comme le contexte, l’anxiété, les peurs, les croyances, la fatigue.

C’est ce que l’on appelle le modèle bio-psycho-social de la douleur.

 

Pour approfondir et mieux comprendre ces mécanismes, je vous invite à lire ce livret, réalisé par le Dr Greg Lehman, un spécialiste mondial sur la douleur.

Bonne lecture

 

Pour arrêter de fumer, voyez votre kiné !

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Bravo car c’est un sacré challenge.

Votre kinésithérapeute, en tant que professionnel de santé peut vous y aider. En effet, depuis le début de l’année 2016, les masseurs-kinésithérapeutes sont habilités à prescrire des substituts nicotiniques : la Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, parue au Journal Officiel du 27 janvier 2016, le permet.

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Arrêter de fumer demande une vraie motivation, et une organisation quotidienne au début. Cela demande de rompre avec ses habitudes, ce qui est probablement le plus difficile au début : fumer avec le café, après le repas, en buvant un verre avec des amis…

Le substitut nicotinique prescrit par le kinésithérapeute n’est qu’une aide parmi un ensemble de mesures à mettre en place.

 

Voici quelques conseils pour arreter de fumer :

– Ecrivez une liste de raisons pour lesquelles pour arreteriez de fumer : la motivation est essentielle dans le processus.

– Fixez vous une date précise pour commencer l’arret.

– Dites à un maximum de gens autour de vous que vous arrêtez : l’impact social dans le tabac est très important.

– Faites du sport pour compenser.

– N’ayez pas peur de l’échec, beaucoup de gens qui ont arrêté de fumer s’y sont pris à plusieurs fois avant de réussir.

– Faites vous aider de professionnels de santé. « Quelques séances de soutien psychologique peuvent être d’une aide non négligeable » selon Anne Laure Crespin, psychologue à Aix en Provence (voir site).

Le substitut nicotinique prescrit par votre kinésithérapeute est également une aide.

 

Dans tous les cas, vous améliorerez votre capital santé, ainsi que votre estime de vous même.

 

 

 

 

l’anxiété, une transmission héréditaire ?

J’ai récemment lu le résumé d’une étude très intéressante sur la transmission héréditaire de l’anxiété.

En effet, il est principalement admis que l’anxiété est un trouble acquis au cours du développement de l’enfant et de l’adulte.

Or, une étude de l’université de médecine de Boston vient ajouter des causes potentielles à l’anxiété : si l’on soumet un individu jeune à un stress (en l’occurrence ici une souris), cela peut se transmettre à sa descendance jusqu’à 3 générations !

Ceci est d’autant plus incroyable que cela se vérifie meme lorsque les descendants ne sont pas en contact avec leurs parents, mais également lorsque l’anxiété n’est pas exprimée chez l’individu initial.

Une des hypothèses pour expliquer ce phénomène pourraient etre une modification génétique des gamètes (les cellules sexuelles) lors du stress subi par l’individu, qui transmettrait donc un ADN recombiné présentant des facteurs favorables à une hormone du stress.

 

Alors, si vous suivez une psychothérapie depuis plusieurs années et que vous semblez avoir creusé autour de votre enfance, de vos parents, sans comprendre pourquoi vous êtes anxieux, l‘explication est peut être tout simplement génétique !