Archives de catégorie : Ostéopathie

Comprendre la douleur pour mieux la gérer

Comme quasiment tous les patients qui viennent consulter un kinésithérapeute ou un ostéopathe, vous avez une douleur, vous avez mal !

La douleur lorsqu’elle est aiguë, ne dure en général pas très longtemps. Elle dure souvent moins de 3 semaines, et est souvent liée à un problème plutôt mécanique.

Lorsque la douleur dure, au delà de 3 mois, on considère qu’elle devient chronique. Cette douleur est souvent déroutante et on a du mal à savoir quand et pourquoi elle survient. Plus la douleur dure dans le temps, moins elle est corrélée à un problème mécanique, mais à d’autre facteurs que nous allons voir après.

 

Depuis quelques années maintenant, avec l’apport des neuro-sciences, on comprend mieux les mecanismes régissant la douleur. La première chose importante à retenir, c’est que quelle que soit la douleur, aigue ou chronique, c’est le cerveau qui gère.

Lorsque une lésion tissulaire survient dans un muscle, une articulation par exemple, un recepteur appelé nocicépteur envoie un message d’alarme au système nerveux central. Et c’est le cerveau qui va définir le message douloureux à renvoyer à la zone concernée.

Ce qui est interressant à comprendre, c’est que le cerveau va moduler sa réponse. Pas seulement en fonction de l’importance de la lésion mécanique, mais aussi d’autres facteurs comme le contexte, l’anxiété, les peurs, les croyances, la fatigue.

C’est ce que l’on appelle le modèle bio-psycho-social de la douleur.

 

Pour approfondir et mieux comprendre ces mécanismes, je vous invite à lire ce livret, réalisé par le Dr Greg Lehman, un spécialiste mondial sur la douleur.

Bonne lecture

 

tendinites : attention aux idées reçues !

La prise en charge des tendinites ou tendinopathies est souvent complexe.

En effet, les causes  associent fréquemment plusieurs facteurs de risques, comme le geste sportif, la charge d’entrainement, le matériel, l’hygiène de vie, etc…

 

De nombreuses croyances sont véhiculées autour de ces tendinites, telles le repos complet. Or, la recherche scientifique a démontré au contraire qu’il faut laisser son tendon en activité.

J’ai récemment lu une excellente infographie sur :

« ce qu’il ne faut pas faire lorsqu’on a une tendinopathie ».

Ces conseils ont été traduits par le site web https://physiosportetperformance.org, qui s’est appuyé sur le travail du Professeur Jill COOK, spécialiste mondiale sur les tendinites.

Les protocoles de traitement doivent être bien établis à l’avance, et surtout suivis, car l’évolution est souvent lente et complexe.

Les exercices proposés peuvent s’additionner d’ondes de choc, ce afin de diminuer le seuil douloureux.

Dans tous les cas, consultez un spécialiste : kinésithérapeute du sport, médecin du sport, pour la prise en charge de votre tendinite, afin de mettre en place un protocole de traitement adapté à VOTRE problématique.

 

Pour arrêter de fumer, voyez votre kiné !

Vous souhaitez arrêter de fumer ? Bravo car c’est un sacré challenge.

Votre kinésithérapeute, en tant que professionnel de santé peut vous y aider. En effet, depuis le début de l’année 2016, les masseurs-kinésithérapeutes sont habilités à prescrire des substituts nicotiniques : la Loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, parue au Journal Officiel du 27 janvier 2016, le permet.

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Arrêter de fumer demande une vraie motivation, et une organisation quotidienne au début. Cela demande de rompre avec ses habitudes, ce qui est probablement le plus difficile au début : fumer avec le café, après le repas, en buvant un verre avec des amis…

Le substitut nicotinique prescrit par le kinésithérapeute n’est qu’une aide parmi un ensemble de mesures à mettre en place.

 

Voici quelques conseils pour arreter de fumer :

– Ecrivez une liste de raisons pour lesquelles pour arreteriez de fumer : la motivation est essentielle dans le processus.

– Fixez vous une date précise pour commencer l’arret.

– Dites à un maximum de gens autour de vous que vous arrêtez : l’impact social dans le tabac est très important.

– Faites du sport pour compenser.

– N’ayez pas peur de l’échec, beaucoup de gens qui ont arrêté de fumer s’y sont pris à plusieurs fois avant de réussir.

– Faites vous aider de professionnels de santé. « Quelques séances de soutien psychologique peuvent être d’une aide non négligeable » selon Anne Laure Crespin, psychologue à Aix en Provence (voir site).

Le substitut nicotinique prescrit par votre kinésithérapeute est également une aide.

 

Dans tous les cas, vous améliorerez votre capital santé, ainsi que votre estime de vous même.

 

 

 

 

Mefaits de la position assise au travail, quelles solutions ?

La position assise au travail, potentialisée par nos modes de vie sédentaires conduit à des problèmes de dos.

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Cette position génère des troubles musculo-squelettiques en station prolongée. Les contraintes sur la colonne vertébrale au niveau des disques, des lombaires et des cervicales peuvent créer à terme des souffrances.

Cependant il est possible de trouver des stratégie pour améliorer cela.

Se lever et changer de position offre une pause aux articulations et aux muscles qui se détendent et se revascularisent.

Il existe également des supports pour ordinateurs portables permettant le travail debout. Ils permettent de varier les positions. Yelloworking, le nouvel espace de coworking à Aix en Provence utilise d’ailleurs cette technologie.

Quoi qu’il en soit, il apparait surtout nécessaire de changer de position régulièrement, la station debout ayant également son lot de désagréments.

 

Les conseils :

1- Adapter son poste de travail

Calé au fond du siège, le dos bien droit contre le dossier, les cuisses et les genoux forment un angle droit. Ni les pieds, ni les jambes ne sont croisés. L’écran est placé face à vous, à la hauteur des yeux ou très légèrement en dessous. Enfin, la distance entre le bureau et vous doit être réduite.

2- Bouger

Pratiquer une activité physique régulièrement est essentiel pour se muscler et réguler les tensions musculaires subies quotidiennement.

3- Exercice pour s’étirer

Voici quelques exercices simples que vous pouvez faire au travail :

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4-L’ostéopathie

L’ostéopathie est très efficace pour libérer les tensions et éviter de se retrouver dans une situation de blocage de type lumbago ou torticolis. Elle permet aussi au corps de mieux appréhender les différentes contraintes.

 

Parlez en à votre kinésithérapeute ou votre ostéopathe afin d’adapter au mieux votre espace de travail.

 

Pour vous proteger du risque de cancer : faites du sport

L’activité physique a une action bénéfique reconnue sur le cancer du sein chez la femme.

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En effet, elle agit tout d’abord en prévention primaire, c’est à dire qu’elle prévient le risque de développer un cancer du sein.

L’activité physique a aussi un rôle important en soin d’accompagnement au cours du traitement chimiothérapique, sur la qualité de vie, la fatigue, l’estime de soi et la dépression.

Enfin, elle a également un impact en prévention tertiaire sur la survie et le risque de récidive de cancer du sein.

Ces effets se retrouvent dans toutes les populations, à tout âge, et surtout avec une relation dose-réponse, c’est à dire que plus l’activité physique est importante, plus la réduction du risque est élevée.

Les mécanismes d’action de l’activité physique sur le cancer du sein se situent à différents niveaux. Premièrement, l’action se situe au niveau des hormones sexuelles, principalement des oestrogènes.

Deuxièmement, nous retrouvons aussi une action de l’exercice physique sur les taux d’insuline et des hormones de croissance, particulièrement l’IGF-1 et l’IGFB-3.

Enfin, un effet sur le système immunitaire est relevé, en agissant sur les mécanismes de défense cellulaires et humoraux.

On observe aussi une baisse du risque de cancer du colon et de la prostate chez les personnes pratiquant de l’exercice physique.

Il n’y a pas encore d’études significativement fiables sur d’autres types de cancer, mais il est porbable qu’on retrouve également ces résultats.

Au vu des effets et des mécanismes de l’activité physique sur les cancers, il apparait nécessaire de trouver des stratégies permettant de favoriser l’exercice physique.

Parlez en à votre kinésithérapeute ou votre ostéopathe, afin de définir ensemble un programme adapté.

Douleurs cervicales au travail

Au travail, vous travaillez tous les jours devant un ou plusieurs écrans : pc, smartphone, tablettes ?

Vous souffrez alors probablement de ce que l’on appelle des TMS, troubles musculo-squelettiques.

Principales régions du corps touchées, le dos et plus particulièrement la région cervicale.

 

Voici 5 conseils simples qui peuvent améliorer vos douleurs, votre confort au travail et du coup vos performances et votre qualité de vie :

 

 

 

  • 1°/ Adaptez votre poste de travail

 

Tout d’abord le siège : vous devez avoir un siège bien réglé en hauteur c’est à dire que lorsque vous êtes bien calé au fond du siège, le dos bien droit sur le dossier, vos cuisses doivent être parallèles au sol et les genoux former un angle droit

 

Veillez a ce que la distance entre le bureau et vous soit réduite de sorte que le bras dirigeant la souris soit peu éloigné de vous pour ne pas rajouter de tensions dans l’épaule et du coup dans les cervicales.

 

L’écran doit être placé bien en face de vous, juste a hauteur des yeux ou très légèrement en dessous.

  • 2°/ Faites des pauses

Rien de tel qu’une pause, même très courte , d’une ou 2 minutes pour changer de position. En effet, l’immobilité crée des tensions musculaires.

Rien que le fait de se lever, de marcher 30 secondes, de bouger et de regarder autre chose permet de réduire les contracture musculaires.

 

Faites des mini-pauses (1ou 2 minutes) au minimum une fois toute les heures

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  • 3°/ Etirez vous au travail

 

Lorsque vous faites votre mini- pause, profitez en pour faire quelques étirements :

 

Bras tendus vers l’avant, tête penchée vers l’avant : étirez vos bras vers l’avant comme si vous vouliez “décrocher” vos omoplates, vous étirez les fixateurs des omoplates qui ont de nombreux liens avec les cervicales.

 

Tête penchée sur le coté droit, maintenez celle ci avec la main droite et abaissez l’épaule gauche, vous étirez le trapèze.

Procédez de même de l’autre coté.

 

Etirez de façon globale votre dos : assis sur votre chaise, penchez vous complètement en avant en soufflant et enroulez votre dos, les bras descendent entre les jambes.

Remontez doucement a l’inspiration et déroulez votre dos en levant les bras en l’air et en allant chercher le plus haut possible

Chaque exercice doit être réalisé en douceur 3 fois, en maintenant l’étirement 5 secondes

Au final pour ces 3 exercices, cela vous prendra à peine 2 minutes.

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  • 4°/ Pratiquez un sport

Il faut pratiquer un sport régulièrement. Vous pouvez lire dans un précèdent post les bienfaits de l’activité physique.

Pratiquer un sport régulièrement va permettre de vous muscler, et de réguler les tensions musculaires que vous pouvez subir quotidiennement.

  • 5°/ Allez consulter un ostéopathe 2x par an

 

Le corps subit de nombreuses agressions physiques ou émotionnelles au cours de notre existence, qui viennent s’inscrire dans notre corps et nos tissus. L’ostéopathie en libérant ces tensions évite de se retrouver dans une situation de blocage du type lumbago ou torticolis. Il permet au corps de mieux appréhender les différentes contraintes subies.

La kinésithérapie peut être également intéressante pour vous muscler ou apprendre les différents exercices d’étirements.

Quoi qu’il en soit, la douleur de dos, qu’elle soit au travail ou ailleurs, n’est pas une fatalité. Elle nécessite qu’on la prenne en charge préventivement -par vous même-  et curativement -par l’ostéopathe ou le kinésithérapeute-.